jeudi 18 septembre 2008

Jour 35 : Je suis gros!

J'ai la dalle. Putain, j'ai faim... Ces mots doux tournent en boucle dans ma tête depuis que je suis rentré de New York. Depuis que je me suis rendu compte que mon bide commençait à dépasser de mon jean que mon sourire devenait de plus en plus graisseux. C'est moche! Je suis moche! Voilà ce que je me dis tous les matins... Va falloir faire quelque chose mon petit Jocelyn, que je me suis dit. Alors le quelque chose commence à prendre forme : Pas de vodka, pas de champagne, pas de vin et beaucoup de carottes rapées... Putain, je morflei

Cette histoire de poids me stresse, je hais mes poignées d'amour et mon coté douillet... Alors j'encaisse, je rame, je galère! Mais tout ça c'est pour la bonne cause. C'est pour ne pas revenir à la case départ, pour ne pas être à nouveau le petit gros de la bande. Le rôle du vilain petit canard, je l'ai eu pendant assez longtemps et là et ben j'en veux plus.

Allez, on se la fait cette petite psychanalyse ? On essaye de comprendre pourquoi Hélène me dit souvent que je suis encore plus narcissique qu'un comédien ? C'est simple, quand j'étais gamin j'étais gros. J'étais celui qu'on invite pas aux soirées, celui que les filles ne regardent pas, celui qui se fait oublier parce qu'il ne veut pas qu'on le regarde. Et oui Jocelyn était comme ça. Et même si ma mère jure ses grands dieux que j'étais le gamin le plus mignon du monde et ben le gamin le plus mignon du monde jouait dans la catégorie sumo! L'autre problème, parce qu'il en faut toujours un autre, c'est que j'étais persuadé d'être beau! Un beau coincé dans un corps de gros... Ca colle pas trop avec le glamour requis de notre époque!

Alors j'ai maigri, mais un grand coup et surtout par hasard, quand Nathalie m'a largué. C'était l'amour de ma vie qui se barrait, je me suis mis à déprimer et à perdre des kilos... Heureusement que je ne prenais pas de dope à cette époque, sinon je sais pas où on m'aurait récupéré! J'ai tellement perdu, que je ne me reconnaissais plus dans la glace, un beau dans un corps de beau... Putain, ça fait bizarre... J'ai mis du temps à me rendre compte que je plaisais. Les filles se sont mises à me regarder dans la rue... Putain, ça fait bizarre... Elles ne cherchaient pas à se foutre de ma gueule... Putain, ça fait bizarre... La chenille s'était transformée en papillon.

Et vlà la gueule du papillon!

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Il va pas nous faire croire qu'il va rester sobre samedi ?

Jocelyn Beaumont a dit…

Je crois bien que si :)

Marc a dit…

Je témoigne, il resta sobre, pas abstème néanmoins.