jeudi 18 septembre 2008

Jour 35 : Je suis gros!

J'ai la dalle. Putain, j'ai faim... Ces mots doux tournent en boucle dans ma tête depuis que je suis rentré de New York. Depuis que je me suis rendu compte que mon bide commençait à dépasser de mon jean que mon sourire devenait de plus en plus graisseux. C'est moche! Je suis moche! Voilà ce que je me dis tous les matins... Va falloir faire quelque chose mon petit Jocelyn, que je me suis dit. Alors le quelque chose commence à prendre forme : Pas de vodka, pas de champagne, pas de vin et beaucoup de carottes rapées... Putain, je morflei

Cette histoire de poids me stresse, je hais mes poignées d'amour et mon coté douillet... Alors j'encaisse, je rame, je galère! Mais tout ça c'est pour la bonne cause. C'est pour ne pas revenir à la case départ, pour ne pas être à nouveau le petit gros de la bande. Le rôle du vilain petit canard, je l'ai eu pendant assez longtemps et là et ben j'en veux plus.

Allez, on se la fait cette petite psychanalyse ? On essaye de comprendre pourquoi Hélène me dit souvent que je suis encore plus narcissique qu'un comédien ? C'est simple, quand j'étais gamin j'étais gros. J'étais celui qu'on invite pas aux soirées, celui que les filles ne regardent pas, celui qui se fait oublier parce qu'il ne veut pas qu'on le regarde. Et oui Jocelyn était comme ça. Et même si ma mère jure ses grands dieux que j'étais le gamin le plus mignon du monde et ben le gamin le plus mignon du monde jouait dans la catégorie sumo! L'autre problème, parce qu'il en faut toujours un autre, c'est que j'étais persuadé d'être beau! Un beau coincé dans un corps de gros... Ca colle pas trop avec le glamour requis de notre époque!

Alors j'ai maigri, mais un grand coup et surtout par hasard, quand Nathalie m'a largué. C'était l'amour de ma vie qui se barrait, je me suis mis à déprimer et à perdre des kilos... Heureusement que je ne prenais pas de dope à cette époque, sinon je sais pas où on m'aurait récupéré! J'ai tellement perdu, que je ne me reconnaissais plus dans la glace, un beau dans un corps de beau... Putain, ça fait bizarre... J'ai mis du temps à me rendre compte que je plaisais. Les filles se sont mises à me regarder dans la rue... Putain, ça fait bizarre... Elles ne cherchaient pas à se foutre de ma gueule... Putain, ça fait bizarre... La chenille s'était transformée en papillon.

Et vlà la gueule du papillon!

mardi 9 septembre 2008

Jour 34 : Peter Marco dans mon salon !

Marco est un artiste new yorkais qui a commencé comme beaucoup par décorer les murs et les métros de sa ville. Marco a d'ailleurs beaucoup oeuvré dans le lower east side. Il a commencé par vendre ses oeuvres dans la rue avant de se faire repérer par quelques galeristes avides de nouveaux talents.

C'est d'ailleurs dans une galerie de Soho, qu'Hélène et moi avons craqué pour une de ses oeuvres : un chat un peu flippé dans un mixeur, gentiment intitulée "Pussy whipped". Les couleurs sont belles le tout est très POP : J'adore! Le petit hic, parce qu'il en faut bien un, c'est que ça va bientôt faire deux semaines que je l'attends. Et là, je commence à m'impatienter et j'aimerais vraiment que FedEx fasse quelque chose pour mériter son putain de nom.

J'ai un mur blanc qui n'attend que le moment où il prendra quelques couleurs!!! Come on pussy...

lundi 8 septembre 2008

Jour 33 : Crazy Noodles, neo-pop from Japan...

Le week end dernier, j'ai découvert les Crazy Noodles dans une galerie de la place des Vosges. C'est urbain, trash, plein de poésie et ça vient du Japon. Sayonara motherfucker, moi je me suis régalé!

---Définition---
"Le studio CRAZY NOODLESgère la production de plusieurs artistes issus de courants divers de la même culture et organise cette production autour d'un concept créatif commun peuplé de lolitas-mangas aux visages remplis d'innocence , de compositions résolument suggestives peuplées de jeunes filles trés souvent nues ou en culotte , de personnages aux pratiques subversives mais toujours dans un environnement rappellant les traditions anciennes ...

Les artistes CRAZY NOODLES bénéficient pleinement et mutuellement des experiences créatrices de chacun .

Les origines culturelles ,sociales et géographiques de chaque artiste ,de par leurs diversités ,favorisent une évolution totale et continue du concept original et repoussent continuellement les contours propres au studio .

Les media travaillés par les artistes du studio peuvent etre ceux des "fine arts" comme la peinture ou la sculpture mais aussi des media plus nouveaux comme la sérigraphie , la vidéo , les assemblages ou la creation digitale

Veritable entreprise artistique , CRAZY NOODLES gère la production , la promotion , la distribution et la vente des travaux de chacun .

En produisant ou organisant des expositions et des exhibitions autour d'un seul et unique artiste ,de plusieurs d'entre eux voir même de la totalité de ceux du studio ,CRAZY NOODLES favorise la progression de tous et surtout permet l'emergence des plus jeunes createurs nouvellement arrivés dans le studio

CRAZY NOODLES gere aussi ,entre autres ,les relations publiques ,les biographies ,le merchandising de tous.
Le studio est mouvant , les artistes rejoignent le projet artistique commun ou s'en éloignent selon la cohérence de leur production avec celle du groupe.
---/Définition---





Jour 32 : Joyeux Anniversaire

Samedi soir, j'ai soufflé mes trente et une bougies... Et devinez quoi ? je suis toujours vivant et en pleine forme! Ma mère m'a même félicité pour ma bonne mine... Hélène m'a offert un superbe cadeau et j'ai passé une soirée de pré-anniversaire mémorable... Ca fait tellement de choses à vous raconter! Alors soyez patients, raccrochez pas, restez en ligne... Parce que ça va venir, mais comme on dit plus c'est long plus c'est bon! Et mon day job, et ben il est bon!

Comme vous l'aurez deviné, je suis de retour au taff et c'est pas évident de mettre ces putains de page à jour... Pourtant, je vais m'y remettre, allez hop au turbin le jocelyn. En attendant, allez-y tous en choeur :
Happy Birthday jocelyn,
Happy birthday Jocelyn,
Happy birthday Jocelyn,
Happy Birthday Jocelyn !!!!!!

lundi 1 septembre 2008

Jour 31 : Je suis une star !

Oyez, oyez, braves gens!!! Jocelyn va se produire en live dans le prochain soukorama. Si vous voulez voir ma bouille et entendre ma douce voix rendez-vous online !

See you soon!

vendredi 29 août 2008

Jour 30 : Je suis un peu l'inverse d'un bounty !

On me dit souvent que je suis noir à l'intérieur... C'est même devenu un running gag pour tous les gens qui m'entourent. Alors pour rester fidèle au cliché, quand j'étais gamin je faisais du rap. Je m'habillais avec des jeans baggy et je collectionnais les baskets. Et ben vous savez quoi rien de tout ça ne m'a quitté. Quand je suis foncedé, je me lance souvent dans la texture de l'improvisation. c'est un peu comme la texture du son mais avec moi derrière un micro qui me prend pour un MC et qui déblatère n'importe quoi en rimes. C'est marrant au début et puis à la fin ça soule tout le monde. Mais c'est pas grave, je représente fièrement mes racines afro-américaines!

Alors comme je suis complètement impudique et que je livre un peu tout ce que j'ai dans le bide ici et ben je vous gratifie d'un texte que j'ai écrit quand j'avais vingt ans et que j'arrive pas à oublier.

On a le flow fat comme une classe S

Rimes classées XXlarge dans ton faciès, acquiesse

On veut des liasses coco, Style dur comme Rocco,

je représente pour un rap stocko et je rends les MC loco

Si je rappe, c'est pour les bifftons, ok?

Fiston, file ton blé, pour ton kiff, ton plaisir, ok ?

On brille plus qu'une vitrine hollandaise

Au Mic on est heureux comme un dique-sa chez des thailandaises!

Qu'est-ce qu'il y a ? je remplis mon teddy, mon rap séduit!

Lanque de pute, si dans ton dos je médis.

Spear taglialucci, rimes fines comme des sushis, speed Mitsubishi

Le MC je grille, je brille, je file du style comme Gucci

Avec Ja comme Wilde Danny et Lord Sinclair

Même si la vie est hardcore comme un **** de Laure Sinclair!

Appelle nous missionnaires, quand on est en mission

C'est pour être millionnaires qu'on veut niquer des millions!



Voilà, c'est fait! Le ridicule ne tue pas, la preuve je respire encore. In ya face punk !

Jour 29 : Propre comme un sou neuf !

De retour après une trop longue absence ? Le nombriliste parigot aurait-il manqué à ses rares lecteurs ? Pour ceux qui seraient tentés de répondre par l'affirmative, ne vous inquiétez pas les cocos, je me remets au turbin. A tous les autres, vous ne m'avez pas manqué non plus!

Après une calvacade dans un yellow cab peu coopératif, j'ai réussi à grimper dans l'avion qui me ramène au bercaille. J'ai des images plein la tête! Ca part de l'empire state building en passant par Miami et Collins avenue pour revenir dans le meatpacking district le tout vu au travers de verres teintés en rose! J'ai fait le plein pour au moins trois ans. Je vais pouvoir à nouveau me jeter à corps perdu dans le boulot et continuer à diminuer mon espérance de vie. Mais ce coup-ci, je vais le faire plus sainement. Enfin c'est ce que je me dis...

Ma semaine avec Hélène est passée trop vite... MAis on s'en doutait tous. Vous savez un peu comme quand on on a vingt cinq ans et qu'on se réveille un matin à l'aube de ses trente et une piges! C'est pareil, ça passe trop vite... En parlant de ça justement, ça me laisse neuf ans de kiff jusqu'au prochain BIG BANG! C'est marrant, j'ai l'impression de sortir la tête de l'eau et d'inspirer de grandes bouffées d'air frais. Je me sens à des kilomètres des conneries du début de l'année et de ma pseudo descente aux enfers, loin des diagonales et loin de la texture.

--- Back in the days ---
La texture, c'est une expression qu'on a inventé Joe et moi... Elle est liée à notre cher ami Gérard "j'en ai rien à branler Aumax"... Tout remonte à une soirée de février. Il est 21h, et je sors du boulot. Il s'agit d'un de ces soirs où j'avais vraiment envie de foutre la tête en l'air. Moralité, j'appelle mes potes pour faire la teuf. Gérard est sur répondeur, Joe répond. On se retrouve dans vers Saint-Michel pour manger une crèpe et decider du plan à suivre... Le tout ressemblera à ce qu'on connait déjà : Champagne, coke et vodka, coke... Un putain de quarté gagnant et dans l'ordre s'il vous plait! On est donc dans une crèperie à discuter et suivant notre coutume on se fait une "poutrelle-crèpe" afin d'inaugurer l'endroit. (Note pour le lecteur : dans une pizzeria on aurait parlé de "poutrelle-pizza"). Nous arrivons vite à la fin de notre repas sain et équilibrer et je me dis que c'est dommage que Gérard ne soit pas là. Joe me réponds, il a pas la pêche et il trouve que t'es chelou en ce moment... Qu'à cela ne tienne, je vais faire fondre la glace avec un peu de Dom Pérignon. Un taxi plus tard, nous retrouvons chez Gérard.

L'accueil est un peu froid, mais c'est pas grave... On est chargé comme des poneys, alors on va mettre l'ambiance! Je débouche la bouteille, sers trois flutes dans dans des verres à whisky et j'entame la conversation. Gérard me tourne le dos, il fixe sa table de mixage et répond à chacune de mes questions par une seule et unique réponse : Putain, il est bon le son... T'as vu la texture ? J'ame bien quand y a du souffle. Et ça tu peux pas le faire avec des ordinateurs il faut du vrai matos... Du Akai ou du Roland. Attend j'entends mieux avec mon casque... C'était le début de la texture du son, et putain elle a duré cette pute!

La texture dans notre jargon ça représente ça : un mec défoncé qui devient complètement monomaniaque. Mais rassurez-vous, la texture n'est pas uniquement musicale, elle peut s'appliquer à tous les domaines de la vie courante :
- La texture des taux de change (a.k.a. texture du franc suisse)
- La texture du licenciement
- La texture de l'amitié
- La texture des vêtements
Je m'arrête là, car il s'agit d'une liste sans fin.

Y a rien à faire avec la texture, il faut la supporter ou partir... Tout le monde le sait, au bout d'un moment je suis parti!
--- /Back in the days ---

Revenons à nos moutons, je me sens frais comme un écolier qui va commencer une nouvelle année. Alors Hasta siempre Amigo!

samedi 23 août 2008

Jour 28 : See ya Chi-City

Je suis dans le taxi et je quitte Chicago... C'est une belle ville Chicago avec pas mal de choses à faire et des amis qui y habitent. Pourtant c'était pas gagné, qui se dit sérieusement : tiens si je partais à Chicago pour les vacances ? Et ben je vous le dis personne. Pourtant, c'est une ville qui gagne à être connue et visitée. La proximité du lac lui donne une touche estivale et balnéaire très agréable, l'architecture des building gotham city-style mérite le détour et on y trouve de très bon restaurants et bars pour chill out... Chill out, c'est le mot d'ordre de la capitale de l'illinois, frles gens sont gentils souriants et fiers de leur ville... Ils souffrent souvetn la compraison avec une certaine grosse pomme et ça les gonfle.. Pourtant, Chicago c'est ça : une espèce de New York en plus laid back. Mais je reste fidèle à mes marottes, alors j'ai pris le large pour New York, ma ville fétiche. New York là où je dois retrouver hélène dans moins de trois heures ! C'est fou ce qu'elle m'a manqué pendant ce petit mois et je ne pensais pas que ça m'arriverait depuis Nahalie. Le soleil se lève sur Chi-City, le ciel est bleu les oiseaux chantent, un sourire idiot déforme mon visage! Mais il faut bien qu'il y ai un "hic" : ça bouchonne! Les voitures s'agglutinent sur l'autoroute de l'aéroport et on n'avance vraiment pas vite! Vous allez dire que je ne sius jamais ocntent et et que je râle tout le temps... Ne bous inquiétez pas, tout est normal... Je suis français pire je suis parisien. Paris ne me manque pas du tout. Je crois que je ne suis plus si attaché que ça à la ville lumière. Les gens me manquent mais je crois que je me suis lassé de des bâtiments haussmaniens, des champs élysées, des branchés de la rue de Bretagne et des folles du marais. Peut être que les murs de ma ville me rappellent simplement de mauvais souvenirs ?

Atchoum! Putain, Jocelyn !!! On croyait que tu prenais plus de dope... C'est quoi cet éternuement ? J'arrête pas d'éternuer depuis quelques jours et la cause n'est pas due à la consommation excessive de diagonales ou de poutrelles... Rien de tout ça n'a une quelconque relation avec la drogue... Non, non, non ! Il s'agit juste de la clim' ou le AC comme ils disent ici. Je ne sais pas pourquoi, mais les habitants du pays de la liberté et de la paix en Irak préfèrent avoir froid que chaud... Alors on se pêle le jonc dans tous les lieux publics (y compris dans les taxis). C'est incroyable, n'importe quel bar ou restaurant nous gratifie d'une ambiance polaire : alors le brave Jocelyn et ben il commence à tomber un peu malade et ça le fait chier! Le nez qui coule, on avait dit que j'arrêtais!

Ca y est, la route se décongetsionne, ça recommence à rouler. L'aéroport se rapproche à grands pas, pour une fois je ne serai pas à la bourre pour le check-in. Notre brave ami le taxi pakistanais et sa clim' pourrie me demandent de sortir et surtout de payer... "Ok man, chill out... I'm just shutting down my computer..."

mercredi 20 août 2008

Jour 27 : Moi aussi j'aime les eighties...

La vie de jocelyn change, son blog aussi... Alors j'introduis une nouvelle règle aujourd'hui. Et puis si ça vous plait pas, je m'en fous parce que c'est moi le taulier! Alors dès à présent le décompte des jours sera accompagné d'un titre explicite... En plus, cette loi est rétro-active, AMEN!

Comme tous les cons de ma génération, je suis entré dans une phase de revival 80's ! Je ne me suis pas mis aux slims ou aux jeans neige, mais j'éprouve une vraie nostalgie à l'évocation de plein de petites choses qui ont marqué mon enfance... Ca doit être l'approche de mon anniversaire qui fait ça... Alors tous les jours je déguste ma madeleine de Proust. Aujourd'hui, elle s'appelle Isabelle Adjani et elle chante en bleu marine, et ça m'émeut beaucoup! Le plus drôle (les gens qui me connaissent vont se foutre de moi), c'est que le tout est composé par quelqu'un que je déteste : SERGE GAINSBOURG! Putain, la vie change... From Wu-Tang Clan to Le pull marine... On m'aurait dit ça, j'y aurais pas cru : Décidément vivre pleinement sa trentaine ça laisse des séquelles... Tout ce que j'espère c'est que je finirai pas en boite à boire dans des biberons ou à pogoter sur sur un remix de Chantal Goya. Tout est possible... Nan, ça j'assumerai pas... Enfin, je crois...

Nouvelle isomnie et nouvelle madeleine : WILLOW!
Willow c'est le Seigneur des anneaux de Georges Lucas : j'adore!!! Il est fort le Georgio... Il a réussi, là ou Peter Jackson s'est fait dessus et le tout avec quinze ans d'avance... C'est naïf, drôle, épique et ça sent un peu le vieux : que du bonheur ! Val Kilmer était encore beau à cette époque et le nain un peu moche qui l'accompagne réussit même à nous paraître sympathique. On a envie qu'il prenne quelques centimètres, qu'il apprenne la magie, qu'il botte le cul de la vilaine reine et que Val ne tombe pas dans l'alcoolisme... À chaque fois que j'entends la musique du début, je me revois petit et gros jouant à AD&D en me gavant de mars et de lila-pause. Willow, c'est désuet et ça pue la nostalgie. Dès les premières images on a l'impression d'assister à une béta bugguée de de ce qu'allait être le cinéma d'aujourd'hui (avec des effets spéciaux vintage) ! Alors, je ne boude pas mon plaisir et je l'affirme haut et fort : c'est quand même drôlement chouette de plonger dans l'univers des Nelwins et des Daikinis!

Allez, je retourne me coucher et j'arrête de divaguer... Bonne nuit!

vendredi 15 août 2008

Jour 25 : Insomnies

Il est précisément trois heures trente cinq du matin. Je n'arrive pas à dormir... L'air de la Californie est peut être trop sain pour mes poumons viciés... C'est peut être la pleine lune, c'est bien ça la lune. En plus, ça fait plus ésotérique, ça donne du relief à ce que je raconte! Si j'ajoutais un peu de numérologie et du tirage de cartes ça serait parfait. Une chose est sûre, ça fait trop longtemps que je suis là pour foutre ça sur le dos du décalage horaire... J'en peux plus, je veux dormir... J'en ai ma claque d'allumer et d'éteindre la lumière, de me lever, d'aller boire un coup et de retourner me coucher pour finalement ne pas m'endormir. C'est frustrant, c'est énervant et plus je m'énerve et ben moins je dors! C'est un cercle vicieux! Et puis dans ces cas là on peut toujours compter sur l'électronique pour vous aider! Moi ça va faire plus de deux heures que je regarde ce putain de réveil égrainer les minutes. J'en peux plus de ces points rouges qui clignottent!

Je me tourne et me retourne dans mon lit, seulement il est trop petit pour moi... Étant venu seul dans la maison des vacances américaines, j'occupe la chambre d'enfant, celle qui est peinte en bleu, celle qui dispose d'un lit une place et surtout celle dont le plafond est recouvert d'une fresque représentant des hirondelles et des feuilles d'oliviers. J'aurais préféré des murs rouges, un king size Bed et des miroirs. Je suis seul, je transpire, je me retrourne dans tous les sens et les minutes me paraissent des heures. C'est RELOU! Je m'ennuie, je m'ennuie, je m'ennuie!

Vous me direz que vous connaissez, que c'est juste une insomnie. Et ben peut être, mais moi j'aime pas!

Bien sûr, je pense à Hélène et au 6 jours qui nous séparent de nos retrouvailles. J'ai envie de l'appeler... Mais je viens de casser mon téléphone et il faut que j'attende sagement demain matin pour aller en chercher un nouveau. Et devinez quoi? Et ben le temps ne passe pas vite!

Je m'ennuie, je m'ennuie, je m'ennuie!!!!

lundi 11 août 2008

Jour 24 : Sur la route de Vegas

Vivaaaaaa Las Vegas!

Parmi les hotels en forme de pyramide, de tour eiffel, de palais romain et j'en passe... Votre serviteur a passé un bien agréable moment! De l'alcool, des amis, et même un mariage déguisé célébré par Elvis en veste dorée... Bien sûr, tout ça sera relaté dans les prochains jours avec moults détails. En attendant, voici le teaser en images!





vendredi 8 août 2008

Jour 23 : Texture et diagonale

Depuis que je ne prends plus de dope, je prends un malin plaisir à évoquer la cocaine et ces effets au fil de ces pages. Aujourd'hui pour ne pas changer, je vais parler de drogue mais sutout d'un effet particulier développé (ou subit) par notre Gérard national : la texture!

Tout a commencé un soir d'hiver dans un appartement du 15e arrondissement de Paris transformé en un pseudo studio d'enregistrement. Il faut comprendre que des amplis pro ont remplacé la Hi-Fi traditionnelle, qu'une table de mixage 16 piste trône au milieu du salon et que le ménage n'a pas été fait depuis plusieurs mois. Je m'assois dans un clic-clac fatigué et commence à discuter avec Gérard. Il me tend la traditionnelle bande-dessinée sur laquelle nous avons l'habitude de tracer nos lignes. Nous avons d'ailleurs inventé un concept lié à l'utilisation de l'ustensile : La diagonale!

--- Définition de la diagonale ---

DIAGONALE, subst. fém.

A.− GÉOM. Droite qui joint deux sommets non consécutifs d'un polygone ou d'un polyèdre. La diagonale d'un carré, d'un rectangle; l'intersection des diagonales; tirer, mener une diagonale. Le rayon de la sphère, dirigé au point que l'on considère, sera la diagonale d'un parallélipipède rectangle (Monge, Géom. descr., 1799, p. 61) :

Les figures qui possèdent les attributs suivants : quatre côtés, côtés parallèles deux à deux, côtés opposés égaux, diagonales se coupant en leur milieu, angles droits, inscriptibles dans un cercle, constituent la classe des rectangles.
Couffignal, Les Machines à penser, 1964, p. 91.


B.− P. ext.

1. Ligne traversant obliquement une surface, un espace. Une diagonale de lumière. La pluie augmenta, hachant toute la rue de ses diagonales grises (Huysmans, Sœurs Vatard, 1879, p. 38). Au croisement des routes nordiques et de la grande diagonale européenne (Morand, Londres, 1933, p. 330).

2. Spécialement

a) P. méton. Étoffe à côtes obliques par rapport aux lisières. Ensuite, ce furent une cheviotte, des diagonales, des grisailles, toutes les variétés de la laine, qu'elle eut la curiosité de toucher (Zola, Bonh. dames, 1883, p. 486).

b) CH. DE FER. Portion de voie qui fait communiquer entre elles deux voies parallèles. On établit presque toujours des diagonales dans les stations; leur but est de donner les moyens de faire passer tous les trains sur l'une des deux voies, dans le cas où l'autre serait interceptée (Bricka, Cours ch. de fer, t. 2, 1894, p. 241).

c) GÉOL. Diagonale aride. ,,Ensemble des régions sèches de l'Amérique du Sud allant depuis les abords de l'Équateur sur la côte du Pérou jusqu'à l'Atlantique en Patagonie du Sud`` (George 1970).


C.- TOXICOMANIE. Trace de cocaïne qui joint les deux coins non consécutifs d'une bande-dessinée et dont la largeur se situe entre deux et quatre millimètres. La diagonale d'un Pascal Brutal, d'un Spirou; taper, sniffer une diagonale. (Jocelyn Beaumont, Mémoires. Vol 1, 2035, p. 407)

Les supports, de taille supérieure à une bande-dessinée, qui possèdent les attributs suivants : quatre côtés, côtés parallèles deux à deux, côtés opposés égaux, diagonales se coupant en leur milieu, angles droits, inscriptibles dans un cercle, surface lisse, constituent la classe des supports bon pour taper.


Prononc. et Orth. : [djagɔnal]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1546 géom. (J. Martin, trad. du Songe de Poliphile de F. Colonna, I, 60 ro ds P. Bornecque, Les Hellénismes du vocab. de l'archit. au XVIe s., thèse dactyl., Nancy, 1966-67, 2e part., p. 25). Abrév. de [ligne] diagonale (diagonal*). Bbg. Delmond (P.). Rues, boulevards, avenues... Vie Lang. 1969, p. 549. − Gohin 1905, p. 350. − Quem. 2e s. t. 4 1972.

--- /Définition de la diagonale ---

Il est 19h et pas mal de diagonales. Gérard a arrêté de bosser depuis quelques mois et se demande ce qu'il va faire dans sa vie. Il ne sait pas s'il veut continuer dans l'informatique ou changer de voie, il est paumé mais ça l'excite. Une chose est sure, il veut faire de la musique! Et pour ça SON PLAN est implacable, digne d'Hannibal Smith :
1) Il continue d'arrêter de bosser
2) Il conclue un deal avec la boite
3) Il prend 3 mois OFF pour faire du son
4) Ca marche dans la musique et il continue
4bis) Il crée une start-up aux US

Au cas où la phase 4 ne rencontrait pas les succès escompté, il me demande si je veux participer à la 4bis... Je suis gêné, j'ai un travail moi, mais je ne veux pas le vexer. Alors je vais lui donner une idée qu'il n'exploitera jamais! Je suis même pas certain qu'il l'ai écouté jusqu'au bout...

[To be continued...]

mercredi 6 août 2008

Jour 22 : Ain't no Sunshine

Aujourd'hui, j'ai un peu le blues, Hélène me manque... Alors vous aurez le droit de déprimer un peu vous aussi!

Ain't no sunshine when she's gone
It's not warm when she's away
Ain't no sunshine when she's gone
And she's always gone too long
Anytime she goes away

Wonder this time where she's gone
Wonder if she's gonna stay
Ain't no sunshine when she's gone
And this house just ain't no home
Anytime she goes away

And I know I know I know I know I know I know I know I know
I know I know I know I know I know I know I know I know
I know I know I know I know I know I know I know I know I know I know
Yeah I'm gonna leave young thing alone but ain't no sunshine when she's gone

Ain't no sunshine when she's gone
Only darkness everyday
Ain't no sunshine when she's gone
And this house just ain't no home
Anytime she goes away
Anytime she goes away
Anytime she goes away
Anytime she goes away

Al Green - Ain't No Sunshine

Jour 21 : Surf in USA!

La Califonie, la Californiiiiiiiiiiie..... Sors de ma tête Julien Clerc !!! En ce moment, je traîne mes guêtres du côté de Laguna Beach CA. Jocelyn en beach boy, ça vous la coupe hein ? Je me suis mis à un nouveau mode vie : laviesaine.com. Je me couche tôt, je ne prends pas de dope, j'écris des blogs et je mange du poisson cuit au barbecue avec des épis de mais. Il faut savoir que Laguna Beach se situe au sud de Los Angeles et que c'est pas loin de la fameuse Huntington Beach, plage mythique où se déroulent les championats du monde surf! Alors ici, on parle surf, on mange surf, on boit surf... Avec Paul, nous nous sommes dits on va s'intégrer et on va prendre des cours pour rider la wave!!!

Nous nous rendons chez costa Azul à coté du KFC sur la Pacific Coast Highway. Il s'agit d'une boutique d'accessoires et de vêtements de surf qui prodigue des cours avec la garantie de surfer à la fin de la première leçon. Nous nous acquittons de nos 75 dollars par tête et sommes pret à nous lancer dans l'océan à la conquête de la VAGUE... Putain, les pensées d'un trentenaire de gauche à la sauce Point break, j'aurais jamais cru voir ça un jour... Et ben j'avais raison!

Nous arrivons sur la plage et c'est arturo qui doit nous apprendre à chevaucher l'océan... Arturo est chilien avec un accent espagnol très prononcé, il est bronzé, musclé et a son nom tatoué en énorme sur ses épaules. Mais à quoi ça sert d'avoir son nom écrit dans le dos ?

--- Suppositions ---
- Est-ce qu'il joue au foot de plage sans maillot ?
- Est-ce qu'il aime bien que ses partenaires homos d'un soir crie son nom en pleine action ?
- Est-ce que ce tatouage permet aux gens qu'il rencontre lorsqu'il se perd de le ramener chez lui (dans ce cas, il aurait fallu y ajouter son adresse) ?

--- /Suppositions ---

Des planches de surf son sur le sable, on commence par s'entrainer à sec. Arturo nous explique que le plus important dans le surf c'est la balance et qu'il faut toujours être au milieu de la planche et équilibrer son corps. Une espèce de ying et de yang de supermarché!!! Il nous montre comment il faut se lever de la planche. Il nous dit de répéter l'opération, Paul réussi plutôt pas mal moi en revanche j'ai du mal. Mais je me dis que ça va aller, qu'il faut apprendre et que je suis là pour ça! Et ben je me trompe!

À peine avons-nous compris la philosophie de la balance que ce bon Arturo nous dit qu'il est temps de nous jeter à l'eau. Nous prenons nos planches de surf, et commençons l'expérience interdite! Paul se débrouille bien, et moi j'ai du mal. Il réussi à prendre la première vague, alors que je tombe comme une merde. La suite sera pire, j'y arrive pas, je m'énerve, je me prends au moins dix gadins à la suite et ce gros con d'Arturo ne trouve rien de mieux à faire que de rigoler. Et Jocelyn s'il y a un truc qu'il aime pas c'est qu'on se foute de sa gueule quand il se donne du mal. Du haut de ses 50 de QI Arturo réussit quand même à comprendre qu'il est en train de vexer un de ses clients. Alors il m'explique c'est pas grave, qu'il y a des gens doués et d'autres pas mais que le plus important c'est de faire un avec la planche, qu'il faut ressentir l'océan... Et là je craque, c'est trop pour moi... Je suis pas fait pour le surf et la philosophie de comptoir... Je me casse, je voudrais bien lui mettre un pain mais il est trop costaud alors je vais attendre que Paul finisse sa leçon sur le bord de la plage.

Ma carrière de surfeur aura été de courte durée... Je m'en vais de ce pas tester le body-board... Fuck you Arturo!

mardi 5 août 2008

Jour 20 : Before New year's Eve 2007 (part 3)

Back in New York City, Back in december, Hell it's cold!

Le compte à rebours pour la nouvelle année résonne déjà dans ma tête. Nous prenons le taxi, Pénélope demande de monter le chauffage... C'est vrai qu'il caille à cette époque de l'année dans la grosse pomme. Nous quittons le meatpacking district si cher à nos vieilles rombières de sex in the city pour rejoindre le quartier UBER HYPE (déjà en déclin alors que j'écris ces lignes) qu'est LES. Nous avons rancard avec RayRay dans une épicerie ouverte twenty four/seven. Nous achetons un pack de bière, ça constituera notre sésame.

Nous entrons dans un immeuble délabré, utilisons un ascenceur industriel et arrivons au beau milieu d'un salon gigantesque... C'est tellement beau que ça en devient presque une carricature! Le loft new yorkais typoque : briques apparentes passées à la chaux, meubles design, fenêtre gigantesques... Ecoeurant! Pénélope me lance fièrement : "t'as vu je me suis pas foutue de ta gueule! ça en jette mon after!" Effectivement, l'after en jette... Sur la table basse repose un plateau où les lignes sont déja prêtes. Il suffit juste se baisser, et ben on s'est tellement baissé que ça me fait mal au dos de m'en souvenir.

Les propriétaires des lieux ne sont pas là... En fait, l'organisateur de la soirée est un voisin à qui ils ont laissé les clefs. Ils ont de la chance il arrose les plantes et il tape dans leur réserve de champagne et de vins français. On est un connoisseur ou on ne l'est pas!

La dope aidant je commence à socialiser avec l'agent d'un groupe de rock indépendant, dont j'ai oublié le nom, qui m'annonçe fièrement avoir fait signer son groupe chez DefJam. "Un groupe de rock chez DefJam ? Et pourquoi pas Metallica chez Tuff Gong ? You're sure you wanna make it your day job?" Sur cette déclaration, notre impresario cocainomane s' empresse de ne plus parler! RayRay a commencé à me poser des questions musicales en essayant de me piéger. Je m'en sors pas mal! Je réussi même à deviner dans quelle partie du Bronx il avait grandi en l'écoutant parler de ses groupes de rap préféré : South Bronx Baby!

On a bien sympathisé avec RayRay, tellement bien que lorsque la coke s'est raréfiée il me proposé de venir chez lui pour l'aider à faire le ravitaillement... "Let's Go man, it's only 8 in the morning, I live two blocks from here. And you know what? It's very secure, it's just in front of the police station!" Normalement, dans un état normal, un mec normal se serait dit : aller chercher de la coke dans un pays étranger, chez un dealer en face d'un commissariat, ça sent pas bon ça! Et ben moi, devinez quoi ? J'y suis allé...

Nouveau lieu, nouvelle description... Quand j'étais petit ça me soulait de lire des bouquins avec trop de description... Alors je vais vous épargner et résumer l'appartement de RayRay en quelques mots. Il s'agit d'un trois pièces plutôt propre avec des icônes religieuses partout et une réserve de coke cachée dans un pot à café dans la cuisine. Nous nous installons, il me sert une bière et commence à préparer les petits sachets. Il a réparti environ trente grammes en un tas conique dans une assiette sur la table à manger et il pioche dedans avec le coin d'une carte de crédit. Il conditionne le tout dans un petit sachet en plastique zippé qu'il pèse par la suite. Sa technique est rodée, il va drôlement vite! "You wanna try?"

Je m'approche de du tas et m'applique à répliquer ses gestes. "You're all wrong man! what's the hell with you?" Il s'approche de moi avec un énorme sourire me prend la carte des mains et en prise le contenu! "It's one shot for the bag and one for you!" Nous continuons à empacter 5 nouveaux grammes au même rythme... Ca y est je suis complètement stone!

De retour au loft, nous retrouvons notre petite troupe de junkies à moitié en descente. Ils se jettent quasiement sur les quelques grammes que nous posons sur la table... C'est moche à voir, mais je suis certain que j'aurais fait la même chose à leur place...Avec un peu plus de retenue certainement, Jocelyn a un certain standing à maintenir. Pénélope me dit qu'elle vient juste de me préparer une ligne. Je refuse, je suis trop high! Nous sortons alors sur le toit de l'immeuble pour regarder Manhattan... Je n'ai plus froid, il est presque midi, c'est l'heure d'aller faire les boutiques!

Jour 19 : Fuckin' G !

Mais qui est Gérard Aumax? Gérard Aumax, c'était un de mes meilleurs potes. J'en parle à l'imparfait, parce que le Gérard que j'ai connu et ben il exsite plus. J'irai même plus loin, je me demande s'il a vraiment existé un jour. Je l'ai rencontré quand j'étais encore pur et innocent, quand je n'avais pas de poches sous les yeux, que mon ventre était plat... Ca fait un bail... Gérard était un type plutôt réservé, un mec à qui on avait envie de parler... Le genre de mec qui inspire confiance, à qui on a envie de se confier sans trop le connaître. On travaillait dans la même boite. On a voyagé pas mal ensemble, découvert de nouveaux horizons... Peut être trop!

Gérard est né dans une famille modeste de l'est de la France victime des années 80 et de la politique industrielle de l'époque. Il a passé toute sa jeunesse à la campagne avec dans la tête l'envie d'être un citadin qui brille. Gérard c'est une espèce de chenille qui à peine devenue papillon a voulu tester ses ailes auprès des fils électriques à heute tension. Sa frustration il l'a utilisée de différentes manières certaines positives et d'autres moins. Tout ça c'était au début des années 90, les années où sont apparues les premières free parties sur notre beau territoire. Gérard était friand de nouvelles expériences, il a donc testé, testé et testé... Jusqu'à en oublier ses limites, jusqu'à se regarder dans les yeux de sa nana du moment et se dire : Ca suffit!

La période d'accalmie, s'est traduite par la découverte d'un nouvel univers : La programmation et le développement informatique. Il est allé à l'université, le rythme pas assez soutenu ne lui correspondait pas. Comme Gérard aime s'oublier dans ce qu'il fait, à tort ou à raison, il a pris ses valises et décidé d'aller vivre son auberge espagnole en Finlande.

Un an plus tard, il revient requinqué et prêt à bouffer le monde. Coûte que coûte il voudra devenir, ce qu'il aurait du être : c'est un peu comme si Tony Montana rencontrait Pete Doherty avec Linus torvalds dans le rétroviseur! Il ramène une fille dans sa valise, la femme de sa vie celle qui est passée à peu de centimètres de lui donner des ailes. C'est à cette époque qu'on s'est rencontré, qu'on a sympathisé et que je me suis fait prendre au piège.

Le boulot m'a fait voyagé, alors j'ai fait en sorte qu'il soit de la partie. De Dakar à NYC en passant par Tana, on était inséparables. On est sorti en boite, pris des cuites, baisé des putes... On rentrait chez nous avec la culpabilité chevillée au corps! Réminiscence d'un paradis perdu... Je sais pas vraiment quand tout a basculé, j'ai juste quelques flashs! Une boite de nuit, des toilettes, un gramme de coke... Un bar d'étudiants dans le sixième, une soirée pendant laquelle il avouera à sa nana avoir repris de la dope... Sa séparation! Des errances nocturnes à deux ou en solo... Un coup de fil à Pénéloppe un soir de cuite, la rencontre avec Joe! La vie nocturne sur les grands boulevards... La dope, les dettes, l'absence au taff... La perte de vue pendant un mois, puis deux. La reprise de contact... Jocelyn entrainé dans le tourbillon... La rencontre avec Hélène, la soirée de départ pour Miami... Et puis plus rien, encéphalogramme plat... Normalement dans les films, c'est à ce moment qu'on se réveille en sueur et qu'on se dit heureusement c'était qu'un rêve... Seulement là, le rêve il s'est pas arrêté...

[To be continued... Or not...]

lundi 4 août 2008

Jour 18 : Hotel Califoria


Un petit vent de nostalgie en direct depuis la californie. J'ai l'air un peu con mais je chante ça à tue-tête dans ma voiture sur le chamin de la plage... Bizarrement, ça date de mon année de naissance... Hate me now!!!

On a dark desert highway, cool wind in my hair
Warm smell of colitas, rising up through the air
Up ahead in the distance, I saw a shimmering light
My head grew heavy and my sight grew dim
I had to stop for the night
There she stood in the doorway;
I heard the mission bell
And I was thinking to myself,
'This could be Heaven or this could be Hell'
Then she lit up a candle and she showed me the way
There were voices down the corridor,
I thought I heard them say...

Welcome to the Hotel California
Such a lovely place
Such a lovely face
Plenty of room at the Hotel California
Any time of year, you can find it here

Her mind is Tiffany-twisted, she
got the Mercedes Benz
She got a lot of pretty, pretty
boys, that she calls friends
How they dance in the courtyard, sweet summer sweat.
Some dance to remember, some dance to forget


So I called up the Captain,
'Please bring me my wine'
He said, 'We haven't had that spirit
here since nineteen sixty nine'
And still those voices are calling from far away,
Wake you up in the middle of the night
Just to hear them say...

Welcome to the Hotel California
Such a lovely place
Such a lovely face
They're livin' it up at the Hotel California
What a nice surprise, bring your alibis

Mirrors on the ceiling,
The pink champagne on ice
And she said 'We are all just
prisoners here, of our own device'
And in the master's chambers,
They gathered for the feast
They stab it with their steely knives,
But they just can't kill the beast

Last thing I remember, I was
Running for the door
I had to find the passage back
To the place I was before
'Relax,' said the night man,
We are programmed to receive.
You can checkout any time you like,
but you can never leave!

"Hotel California" from the Eagles' 1977.

vendredi 1 août 2008

Jour 17 : Before New year's Eve 2007 (part 2)

Une fois son envie pressante assouvie Pénélope et moi nous asseyons dans le canapé et ouvrons une nouvelle bouteille de Veuve. Certains diront que le champagne est une boisson vulgaire, et que la surconsommation qui en faite au travers de ces pages ne redore pas mon blason. Mais j'aime les bulles, j'aime cette charmante acidité et surtout j'assume mon statut de parvenu. Nous sommes déja bien attaqués lorsque nous descendons de la chambre.

Nous commençons alors une tournée des boites new yorkaises hype... Tellement hype, qu'il parait que Kate Moss a vomi sur la piste de l'une d'entre elles pas plus tard que la semaine dernière : LA GRANDE CLASSE ! Les rythmes sont ceux que j'aime, et on se rend compte qu'on est dans la ville de Jay Z... Je n'en dirai pas plus...

Dans le deuxième club nous croisons l'un des amis de Pénélope, il s'agit de RayRay. Il est grand, mince porte un jean slim et des lunettes de soleil : c'est un dealer notoire. Il n'est pas très causant, mais il a une énorme qualité : il fait le gramme à 20 dollars. Nous en achetons la quantité qu'il faut pour passer une bonne soirée. À cette époque nous avions développé avec Joe la théorie dite du "nombre de grammes suffisants". Heureusement, que ces temps sont révolus!

--- Théorie du nombre de grammes suffisants ---
Pour deux personnes qui veulent passer une bonne soirée quel est donc le bon grammage de cocaine? (NB : une bonne soirée s'étalant généralement de 23h à 7h du matin)

1er gramme : Suffisant ou pas du tout suffisant, au choix. Il permet de tenir les 2 premières heures et ensuite dodo! Dans tous les cas c'est le meilleur!

2e gramme : Le piège, le deuxième gramme ouvre la voie vers une consommation excessive. C'est généralement à la fin du deuxième qu'on se rend compte qu'il n'y en a plus assez.

3e gramme : S'inscrit dans la continuité des deux précédents. Il provoque l'accellaration de la courbe de consommation. En résumé plus on en prend, moins on la sent!

4e gramme : Le quatrième dure environ 30 minutes. C'est à ce moment là, que nos très chères narines commencent à se boucher (la moitié de chaque ligne retombre sur la table et l'autre moitié restera perdue dans les lymbes de votre cloison nasale) Il convient de gérer efficacement ce phénomène. C'est généralement à ce moment que les effets pervers de la cocaïne se font sentir : difficulté à finir les phrases entreprises, élaboration de théories débiles, voir pour certain développement du phénomène de texture (mais ce n'est pas l'objet du présent article).

5e gramme : Le cinquième est celui à partir duquel nous arrêtions, et est souvent synonyme de lever de soleil et d'oiseaux qui chantent. Il ne constitue que le prolongement du quatrième... En fait, il ne sert qu'à maintenir l'état second dans lequel on se trouve! On peut s'arrêter là mais on a toujours l'impression qu'il manque quelque chose...

6e gramme : C'est le gramme de l'oppulence, il ne sert strictement à rien... Il confirme la théorie selon laquelle le comble du luxe, serait le gachis. C'est aussi à ce moment que le corps reprend le dessus, la fatigue physique empêche toute socialisation... En un mot comme en cent, il est temps d'arrêter!

--- /Théorie du nombre de grammes suffisants ---

Les soirées new yorkaises ont une fin, et celle-ci arrive souvent entre 3 et 4 heures du matin. Certains diront que c'est tôt, d(autres que c'est suffisant, moi je dirai juste qu'on avait pas envie de s'arrêter là.
- T'as pas un plan pour un after ?
- Je sais pas... Putain t'es exigeant toi !
- Depuis le temps tu devrais le savoir non ?
- Attends, je passe un coup de fil.

Mision accomplie ! Nous sommes invités dans une après-soirée à Soho, ça doit se passer dans un loft extraodirnaire. Mais on est invité par qui au fait ? C'est ce brave RayRay qui nous a incrusté. Décidément, je l'aime bien ce RayRay et mes narines le lui rendent bien!

mercredi 30 juillet 2008

Jour 16 : Before New year's Eve 2007 (part 1)

Après un nombre bien trop important d'heures d'avion confortablement installé en classe économique, je peux enfin vivre mon rêve américain! Je roule dans une décapotable qui consomme trop d'essence, je manges des wraps et je bois de la Bud! CALIFORNICATION, je te touche du bout des doigts! Je suis torse nu sur la terrasse face à la mer et je kiffe! Ce coin de la Californie, ça ressemble un peu à la Bretagne mais en moins chiant : il y a des falaises, des mouettes, des moules mais aussi des point breakers, des routes exagérément larges et les bigoudènes ont troqué leur robes et rubans contre des ongles fluos et des survètement en peau de pèche rose bonbon!

Je prends le frais... Le retour à la vie saine : c'est mon nouveau crédo! Et ben, il s'en est pris plein la gueule le crédo... Bah oui parce que sur la route pour la californie, il y a quoi ? Et ben, il y a New York. Et à New York, il y a qui ? Et ben, il y a Pénélope! La soirée a donc commencé avec Paul à 16h en attendant la jolie demoiselle. Deux coupes de Vouve Cliquow et deux double grey goose plus tard nous la rejoignons pour l'apéro! Resto japonais, visite de notre chambre au W et séparation parce que son Boyfriend supporte pas qu'elle fricote avec un frenchie ami de longue date... C'est peut être autre chose, ça remonte peut être à la dernière fois que nous nous sommes rencontrés, ça remonte peut être à janvier, c'est peut être à cause de cette soirée un peu trop folle que je me suis retrouvé personna non grata dans le coeur de ce brave Johnny... Il nous faut donc quitter ma quiétude du moment, les plages californiennes et mon histoire d'amour pour nous retrouver sept mois plus tôt! Le programme solitude, mal-être et une grosse envie d'oublier tout ça!

Je l'ai toujours dit, la meilleure façon de passer un trajet en avion, c'est de se défoncer la veille. Seulement le 28 décembre 2007, j'ai un peu forcé la dose et je me suis retrouvé à saigner du nom au beau milieu d'un Airbus qui survolait gentiment le Groenland... Ca n'avait rien à voir avec l'altitude... J'atterris à JFK le mouchoir à la main et passe avec brio les frontières du pays de la liberté. Mon Blackberry vibre, je reçois deux messages :
- Yo Mec, j'ai réservé trois clubs ce soir, ta première nuit tu vas pas l'oublier!
- Jocelyn grouille toi, le champagne va refroidir :)
Le premier est de Pénélope, l'autre de Paul qui m'attend à l'hôtel. Ca s'annonce pas mal... Les narines me piquent, atchoum! Putain, encore un kleenex bon à jeter!

Le trajet en taxi semble long, et puis tout à coup l'illumination, j'aperçois Manhattan... Les buildings éclairés se dressent devant moi à chaque fois j'ai l'impression que c'est Noel, mais on est le 28 décembre alors il faut que j'arrête d'être con. Et puis c'est connu le père noel n'existe pas. Quand on vient de Paris, ça fait un choc et on se dit toujours que Céline avait raison : "New York c'est une ville debout!". Après avoir traversé le Brooklyn Bridge, j'arrive dans le LES, Rivington Street pour être exact, The Hotel On Rivington pour être précis. Paul et Nadia m'y attendent avec une bouteille de Cristal fraichement débouchée... Ca tombe à la perfection, j'avais l'impression d'être sobre et il me fallait un remontant. Une fois l'apéro, terminé nous nous dirigeons vers le Cube 63, mon restaurant americano-nippon préféré. On y mange des Jalapeno rolls et le spicy tuna s'y accompagne de philadelphia cream cheese. C'est très bon mais ce n'est pas tout puisque le plaisir du palais s'accompagne aussi de celui des yeux : ce restaurant regorge de jolies filles. Le seul bémol serait le volume sonore produit par lesdites jolies filles. En effet, l'américaine est un spécimen spécial facilement reconnaissable aux bruits qu'elle produit : elle ne parle jamais! Au mieux elle piaille et au pire elle se met à hurler (le tout restant très aiguë et très nasal).

Nous sortons du restaurant après avoir profité du spectacle de la new yorkaise du vendredi en pré-soirée et rentrons à l'hotel. Dans le hall, je suis surpris par un cri strident. Une des jolies pintades du resto nous aurait elle suivi ? Non, bien évidément, il s'agit de Pénéloppe! Elle me saute dans les bras et me glisse à l'oreille : "On peut aller dans ta chambre j'ai une énorme envie de faire pipi..." From hell to heaven, nous arrivons dans la chambre... La vue est impressionante : une baie vitrée complète sur downtown, l'ameublement lui convient surtout le plateau miroir de la table basse.